Chronologie des Apparitions
Roberto Rastapopoulos

Première apparition

Sa première apparition intervient dans Les cigares du pharaon où il mène une activité de producteur de cinéma, en tant que PDG de la firme Cosmo Pictures. Tintin fait avec lui une rencontre déplaisante à bord de l'Époméo, puis le retrouve dans le désert, où il est producteur d'un film (Haine d'Arabe; en anglais The Sheik's Hatred). Lors de sa deuxième rencontre avec Tintin, Rastapopoulos se montre cordial, et rien n'indique qu'il se livre à des activités illégales. À la fin de l'album, Tintin part à la poursuite du « Grand Maître » du cartel de trafiquants d'opium, dont l'identité demeure un mystère après sa chute au fond d'un ravin.


Seconde apparition

Dans Le Lotus bleu, qui suit les Les cigares du pharaon, Tintin retrouve Rastapopoulos à Shanghaï. Ce n'est qu'à la fin de ce deuxième album que Rastapopoulos se révèle être le « Grand Maître », qui a survécu à sa terrible chute. Dans les dernières pages du Lotus bleu, Rastapopoulos et son complice japonais Mitsuhirato sont arrêtés et leur organisation démantelée.


Troisième apparition

Il ressurgit dans Coke en stock : se faisant appeler le Marquis di Gorgonzola, il est propriétaire de divers médias (presse écrite, télévision), d'une compagnie aérienne l'Arabair et marchand d'armes. A ses activités légales s'ajoute la traite négrière, sa compagnie aérienne lui servant à alimenter un trafic d'esclaves au Moyen-Orient. Pour garantir le secret de ses opérations, il aide le Cheikh Bab el Ehr à prendre le pouvoir au Khemed via un coup d'État. Tout en dirigeant à distance ses opérations, il mène une vie de membre de la jet-set, qui l'amène à fréquenter des personnalités comme Bianca Castafiore, qui ignorent tout de ses activités. Ce dernier aspect du personnage est inspiré de la vie d'Aristote Onassis : milliardaire invitant des personnalités sur son yacht (dont la diva Maria Callas), aux activités peut-être à la limite de la légalité. Démasqué et sur le point d'être arrêté, il fait délibérément couler son hors-bord et, s'étant ainsi fait passer pour mort, s'échappe à bord d'un sous-marin de poche.


Dernière apparition certaine

Dans Vol 714 pour Sydney, il kidnappe le milliardaire Laszlo Carreidas pour obtenir ses codes secrets afin d'avoir accès à ses comptes bancaires en Suisse : il trouve en effet plus facile de s'accaparer la fortune de Carreidas plutôt que de devoir gagner à nouveau lui-même son argent. Dans cette histoire, Hergé le rend volontairement ridicule, en le représentant habillé de manière voyante et vulgaire, avec chapeau et bottes de cow-boy, et en le faisant se comporter de manière colérique et grotesque.

Hergé déclare à ce sujet :
« En cours de récit, je me suis rendu compte qu'en définitive, Rastapopoulos et Allan n'étaient que de pauvres types. Oui, j'ai découvert ça après avoir habillé Rastapopoulos en cow-boy de luxe : il m'est apparu tellement grotesque, accoutré de cette façon, qu'il a cessé de m'en imposer ! ».

À la fin de l'album, Rastapopoulos est capturé par des extraterrestres : il utilise en effet comme quartier général l'île de Pulau Pulau Bompa, située au large de la mer des Célèbes (Indonésie), qui sert aux visiteurs de l'espace de point de contact avec les humains. La dernière apparition de Rastapopoulos le voit hypnotisé et emmené avec ses complices par les extraterrestres à bord de leur soucoupe volante.


Autres apparitions

Dans l'album inachevé Tintin et l'Alph-Art, Hergé a mis en scène un personnage de méchant, Endaddine Akass, dont la voix et les intonations rappellent quelqu'un à Tintin. Une page révélant qu'Akass et Rastapopoulos ne font qu'un avait été entamée par Hergé : absente de la première édition de l'album en 1986, elle est reproduite dans l'édition de 2004. Dans la conclusion de l'album pirate de Yves Rodier, qui propose une version achevée de l'histoire, il est également révélé qu'Endaddine Akass est Rastapopoulos. Dans la version envisagée par Hergé comme dans celle de Rodier, Rastapopoulos s'est fait refaire le nez et dissimule ses traits derrière des postiches. Rastapopoulos apparaît également dans le dessin animé Tintin et le lac aux requins et l'album éponyme, sur un scénario de Greg, où il dirige des opérations machiavéliques depuis une base secrète sous-marine située au fond du lac Flechizaff.



Le saviez-vous ?

C'est dans Les cigares du Pharaon publié pour la première fois dans Le Petit Vingtième, du jeudi 8 décembre 1932 au jeudi 8 février 1934 que Roberto Rastapopoulos apparaît pour la première fois, pour le plus grand malheur de Tintin, qui devra affronter son pire ennemi pendant encore plus de 40 ans.